Menu Fermer

Native Americans:Historic:The Illinois:History:Exploration

Arrival of Marquette and Jolliet at the Grand Village of the Kaskaskia, 1673. (painting by Robert A. Thom, 1967)

One can scarcely understand , although it is somewhat like the Algonquin; still I hope, by the Grace of God, to understand and be understood, if God in his goodness lead me to that Country. (Jacques Marquette, 1669)

Jacques Marquette’s opportunity to visit the Illinois finally arose in 1673, when he accompanied Louis Jolliet, a young Canadian fur trader, on an expedition to explore the Mississippi River. Cette entreprise a été ordonnée par le comte Frontenac, gouverneur de la Nouvelle-France, qui, comme beaucoup d’autres avant lui, cherchait un passage du Nord-Ouest à travers le continent nord-américain vers l’Orient.
Gauche : Carte de l’exploration du fleuve Mississippi par Marquette et Jolliet, 1673.
enlarge map

Marquette et Jolliet sont partis du détroit de Mackinac en mai 1673, avec cinq bateliers dans deux canots en écorce de bouleau. Ils descendent le lac Michigan jusqu’à Green Bay, font du portage entre les rivières Fox et Wisconsin, et se glissent dans le large fleuve Mississippi. Pendant leur voyage sur le Mississippi, ils ont vu de belles îles, des prairies et des forêts habitées par des cerfs, des bisons, des chats sauvages et des dindons. Le fleuve lui-même contenait des oies, des cygnes, des esturgeons et des poissons « monstrueux ». Cependant, pendant huit jours, ils n’ont vu aucune trace de personnes.

Puis, le 25 juin, ils ont trouvé des empreintes de pas humains sur la rive et un chemin qui traversait une prairie. En suivant ce chemin, ils ont découvert trois villages indiens situés près de la rivière Des Moines, dans ce qui est aujourd’hui le nord-est du Missouri. Quatre hommes s’approchent lentement d’eux depuis l’un des villages. Deux d’entre eux portaient de grandes pipes à fumer, appelées calumets, qui étaient finement ornées et parées de plumes.

Je … leur ai demandé qui ils étaient. Ils répondirent qu’ils étaient Ilinois ; et, en gage de paix, ils nous offrirent leurs pipes à fumer. (Jacques Marquette, 1674)

Les explorateurs tenaient conseil avec le « grand capitaine » ou chef des Illinois, où ils fumaient le calumet du chef, échangeaient des cadeaux, faisaient des discours et se régalaient de portions de maïs, de poisson et de bison. Le village du chef comptait 300 loges et était appelé « pe8area » ou « peouarea » (Peoria).

Après avoir quitté le village de Peoria, Marquette et Jolliet descendirent le Mississippi jusqu’à l’embouchure de la rivière Arkansas avant de faire demi-tour et de revenir aux Grands Lacs par la rivière Illinois. Ils ont appris l’existence de deux autres villages de l’Illinois pendant cette partie du voyage : un village de Michigamea dont ils ont entendu parler, mais qu’ils n’ont pas visité, dans le nord-est de l’Arkansas, et un village de Kaskaskia qu’ils ont visité en remontant la rivière Illinois dans le centre-nord de l’Illinois.

Nous avons trouvé sur un village de l’Ilinois appelé Kaskasia, composé de 74 Cabanes. Ils nous reçurent très bien. (Jacques Marquette, 1674)

Les 74 cabanes que Marquette a comptées dans ce village, qui est devenu connu sous le nom de « Grand Village des Kaskaskaskia », pourraient avoir représenté une population totale d’environ 1 500 personnes. Avant de quitter le village, il a promis de revenir et de fournir une instruction religieuse à la tribu. Bien que sa santé soit alors défaillante, Marquette est revenu au printemps 1675. En prévision, le village s’était agrandi et avait peut-être quintuplé sa taille initiale pour inclure un certain nombre de tribus différentes des Illinois. Marquette s’est adressé à un conseil de plus de 1 500 chefs, anciens et jeunes hommes, qui ont formé un grand cercle autour de lui sur une « belle prairie » ornée de nattes de roseaux et de peaux d’ours.

Marquette est mort peu après avoir établi sa mission au village de Kaskaskia, mais sa mort n’a pas mis fin au lien français avec les Indiens Illinois. Au contraire, une longue succession de prêtres et de commerçants de fourrures s’est infiltrée dans le pays des Illinois. Les prêtres souhaitaient convertir les Illinois au christianisme. Les commerçants voulaient construire un empire commercial rentable basé sur les peaux de bison, les peaux de castor et d’autres ressources naturelles de la vaste vallée du fleuve Mississippi. Par exemple, le père Claude Allouez a pris en charge la mission de Marquette à la fin des années 1670. Et, en 1679, deux hommes – René-Robert Cavelier, Sieur de La Salle, et Henry de Tonty – ont commencé une ambitieuse campagne d’exploration et de commerce dans la région.

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *