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Retour sur la façon dont Joe Biden a géré le plan de relance de 2009

ARI SHAPIRO, HOST :

En 2009, comme aujourd’hui, le pays a fait face à un péril économique. À l’époque, le Congrès a adopté un plan de relance qui a réduit les impôts, élargi l’aide au chômage et plus encore. La loi de relance de 2009 a coûté environ 800 milliards de dollars, et la personne chargée de superviser la façon dont une grande partie de cet argent a été dépensé était le nouveau vice-président du pays, Joe Biden. À l’heure où Biden brigue la présidence, sa gestion de cette crise pourrait déterminer si les électeurs pensent qu’il est à la hauteur de la situation actuelle. Asma Khalid, de NPR, nous en dit plus.

ASMA KHALID, BYLINE : Le jour où Barack Obama a signé le Recovery Act en février 2009, il a explicitement remercié Joe Biden d’avoir travaillé dans les coulisses pour rendre la loi possible. Lorsque Biden a pris le micro, il a reconnu que l’économie était dans une spirale descendante.

(SOUNDBITE D’UN ENREGISTREMENT ARCHIVÉ)

Le vice-président JOE BIDEN : L’année dernière, notre économie a perdu 3 millions d’emplois ; 600 000 de plus juste ce dernier mois.

KHALID : Et il a promis une reprise.

(SOUNDBITE DE L’ENREGISTREMENT ARCHIVÉ)

BIDEN : Nous sommes ici aujourd’hui pour commencer à renverser la situation.

KHALID : Le président Obama a signé le projet de loi, mais il a ensuite rapidement confié toute la supervision à son vice-président. Voici Obama décrivant le nouveau rôle de Biden.

(SOUNDBITE DE L’ENREGISTREMENT ARCHIVÉ)

PRESIDENT BARACK OBAMA : Dans le cadre de son devoir, Joe gardera un œil sur la façon dont les précieux dollars des impôts sont dépensés. Pour vous, il est Monsieur le Vice-président, mais autour de la Maison Blanche, nous l’appelons le shérif.

KHALID : D’anciens collaborateurs disent que Biden prenait personnellement en grippe si des fonds de relance étaient gaspillés. Ron Klain était son chef de cabinet à l’époque.

RON KLAIN : Nous avons vraiment mis l’accent sur la loi de relance en matière de transparence et de responsabilité.

KHALID : Les estimations montrent qu’environ 1 % des quelque 800 milliards de dollars ont jamais été attribués au gaspillage ou à la fraude. Selon M. Klain, être responsable signifie aussi être efficace.

KLAIN : Il a tenu des réunions avec le Cabinet dans son ensemble, les différentes agences qui en font partie, toutes les deux semaines pour essayer de s’assurer que nous avancions rapidement.

KHALID : Le vice-président a parcouru le pays pour voir les projets de relance en action. Et chaque semaine, il organisait des appels téléphoniques avec un groupe tournant de gouverneurs et de maires bipartisans.

KLAIN : Le vice-président a insisté pour que le bureau de mise en œuvre de la relance qui lui rendait compte, ils avaient ce qu’il appelait la règle des 24 heures, c’est-à-dire que toute question soulevée par un gouverneur ou un maire obtenait une réponse dans les 24 heures.

KHALID : Le rôle réel de Biden était en quelque sorte opaque pour les personnes extérieures à la Maison Blanche. Il donnait occasionnellement des nouvelles à la presse, mais Jason Furman, qui était le directeur adjoint du Conseil économique national à l’époque, dit que ce n’était pas vraiment ce qu’il faisait.

JASON FURMAN : Il n’était même pas tant que ça le visage public de la loi sur la relance. Il était vraiment presque dans les coulisses pour s’assurer que cela fonctionnait réellement.

MICHAEL STEEL : L’impression de notre côté était que le rôle du vice-président était une sorte de blague.

KHALID : Cette dernière voix est celle de Michael Steel, un ancien assistant de John Boehner, qui, à l’époque, était le leader républicain de la Chambre.

STEEL : L’appeler shérif Joe et promettre une surveillance rigoureuse de ce programme, cela symbolisait franchement que la priorité du président, son attention, s’était immédiatement déplacée vers les soins de santé.

KHALID : C’était à peu près au moment où le président Obama commençait à faire pression pour la loi sur les soins abordables. En ce qui concerne la loi sur la relance, Steel était irrité par l’administration Obama dans son ensemble. Il dit qu’elle n’a pas courtisé les républicains autant qu’elle aurait dû le faire. Pas un seul républicain de la Chambre n’a signé. Les démocrates insistent sur le fait qu’ils ont essayé de courtiser les républicains et qu’ils en ont même conquis quelques-uns au Sénat grâce à Biden. Mais le manque de soutien des républicains à la Chambre a eu des effets secondaires. Doug Holtz-Eakin, ancien conseiller économique de la campagne présidentielle de John McCain, affirme que les démocrates ont été davantage exposés aux républicains qui dénonçaient chaque dollar qui n’allait pas. Et il dit que cela a affecté la façon dont les démocrates ont mis en œuvre le stimulus.

DOUG HOLTZ-EAKIN : Alors qu’ont-ils fait ? Ils deviennent plus prudents, ce qui est en contradiction avec la relance. Vous voulez que l’argent sorte par la porte. C’est une question ouverte de savoir si le vice-président aurait pu faire quelque chose à ce sujet. Mais c’est ce avec quoi il a dû vivre.

KHALID : La question est maintenant de savoir ce que tout cela signifie pour le moment présent. Jared Bernstein était l’économiste en chef de Biden pendant la loi sur la relance.

JARED BERNSTEIN : Il est peut-être le président le plus éprouvé du point de vue de la mise en œuvre des plans de relance que, vous savez, quiconque auquel je peux penser.

KHALID : Même Holtz-Eakin, qui pense que la relance de 2009 était défectueuse, n’a pas pris directement position contre Biden. En fait, aussi critique qu’il ait été à l’égard de la Recovery Act elle-même, il m’a dit que l’expérience de Biden pourrait être avantageuse par les temps qui courent.

HOLTZ-EAKIN : Je pense que c’est un atout. Il peut maintenant dans sa tête penser, OK, nous avons 360 milliards de dollars à la SBA. Et nous avons 500 milliards de dollars au Trésor. Ils vont avoir cette liste de problèmes. Et il le sait.

KHALID : L’élection de novembre pourrait très bien être décidée par la façon dont le président Trump gère la crise actuelle et ses suites. En tant que son probable adversaire démocrate, la campagne de Biden a bien l’intention de présenter son bilan comme une alternative.

Asma Khalid, NPR News.

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